Lasers professionnels et appareils fractionnés
Lasers CO2 fractionnés, systèmes de radiofréquence fractionnés à micro-aiguilles, lasers à diode pour l’épilation, lasers picosecondes de détatouage et lunettes de protection au même endroit. Un appareil fractionné répartit l’énergie en une grille de colonnes, et la peau intacte qui reste entre elles accélère la cicatrisation. L’épilation laser vise la mélanine, elle ne fonctionne donc pas sur les poils blancs, gris et roux. Les watts de la plaque signalétique décrivent l’appareil, tandis que le résultat et le risque sont déterminés par la densité d’énergie en joules par centimètre carré. Les lunettes doivent correspondre à la longueur d’onde et avoir une densité optique suffisante, et avec un laser de classe 4 tout le monde dans la pièce en porte. Le soin est reporté sur une peau bronzée, sur les phototypes plus foncés on choisit les 1064 nanomètres, après l’isotrétinoïne on attend six mois, et dans certains pays l’acte ne peut être pratiqué que par un médecin.
Lasers professionnels et appareils fractionnés
Les lasers et appareils fractionnés pour instituts et cliniques se distinguent des épilateurs domestiques par le fait que les paramètres du soin sont choisis par l’opérateur. Cette catégorie réunit des lasers CO2 fractionnés, des systèmes fractionnés de radiofréquence à micro-aiguilles, des lasers à diode pour l’épilation à quatre longueurs d’onde et des lasers picosecondes de détatouage. Vous y trouverez aussi des lunettes de protection, et sans elles on ne travaille avec aucun de ces appareils. Les appareils sont destinés à un personnel formé, en institut ou en clinique, et non à un usage domestique.
Le soin fractionné ne touche pas toute la surface d’un coup, il répartit le faisceau en une grille de colonnes très étroites. Entre les colonnes il reste de la peau intacte, et c’est elle qui conduit la cicatrisation, la récupération est donc plus courte qu’après un soin de toute la surface. Dans le laser CO2 fractionné à 10 600 nanomètres, l’énergie est absorbée par l’eau du tissu, si bien que la colonne touchée se vaporise et que le tissu autour chauffe. Le mot fractionné décrit la façon dont l’énergie est répartie, non le type d’énergie, et un système de radiofréquence à micro-aiguilles fonctionne de manière tout aussi fractionnée, mais en radiofréquence au lieu du laser.
Les lasers à diode pour l’épilation chauffent la mélanine du poil et laissent intact le tissu autour, ce qu’on appelle la photothermolyse sélective. Le laser a donc besoin de pigment, et sur les poils blancs, gris et roux il n’a rien à viser. Les appareils à quatre longueurs d’onde, 755, 808, 940 et 1064 nanomètres, combinent plusieurs faisceaux pour couvrir davantage de types de poils et de teints. Sur les peaux plus foncées, de phototype IV à VI, le risque de brûlures et d’hyperpigmentation post-inflammatoire est plus élevé, on y privilégie donc les 1064 nanomètres, parce que la mélanine de l’épiderme en absorbe moins. Le refroidissement par contact avec une fenêtre en saphir n’est pas qu’un confort, il protège l’épiderme pendant que l’énergie part dans le poil.
La valeur en watts sur la plaque signalétique décrit l’appareil, pas le soin. Le résultat comme le risque sont déterminés par la densité d’énergie en joules par centimètre carré, que règle l’opérateur, et une valeur plus élevée signifie plus de douleur et plus de risque de brûlures, de cloques et de changements de pigmentation. En épilation, on travaille en général entre 25 et 35 joules par centimètre carré. Le laser picoseconde ne dissout pas le tatouage, il ne fait que fragmenter l’encre en particules plus petites, et c’est au système lymphatique de les évacuer, raison pour laquelle les séances sont espacées de six à huit semaines.
Les lunettes de protection ne valent que pour les longueurs d’onde inscrites dessus, et elles doivent en plus avoir une densité optique suffisante, indiquée en Europe par le marquage LB selon la norme EN 207. Avec un laser de classe 4, la réflexion diffuse est dangereuse elle aussi, les lunettes sont donc portées par l’opérateur, par la personne traitée et par toute autre personne présente dans la pièce. Le soin est reporté sur une peau fraîchement bronzée, en cas de bouton de fièvre actif, pendant six mois après l’isotrétinoïne et sous des médicaments qui augmentent la sensibilité à la lumière, parmi lesquels les antibiotiques de la famille des tétracyclines et les fluoroquinolones. Dans certains pays, ces actes ne peuvent être pratiqués que par un médecin, vérifiez donc les règles de votre pays.